[Test] La Lulzbot Mini, une imprimante 3D compacte et performante

Par le 05/17/2016 dans Imprimantes 3D, Test
This post is also available in: English

Note : les commentaires et opinions exprimés dans cet article sont le résultat de notre expérience (limitée !) avec le produit. Comme toujours, nous essayons de donner un maximum d’éléments de contexte pour expliquer dans quelles conditions nous avons testé le produit. Nous nous efforçons d’être objectifs et n’avons reçu aucun paiement ou avantage d’aucune sorte pour écrire cet article. Lulzbot nous a prêté une imprimante 3D Mini gratuitement.

Brand Lulzbot
Model Mini
Price $1,350
Rating 4.1/5

INTRODUCTION

La Lulzbot Mini est une imprimante 3D de bureau fabriquée par Aleph Objects, un fabricant basé dans le Colorado aux Etats-Unis. Cette imprimante 3D est basée sur une architecture de type PRUSA I3.

Disponible sur Amazon pour $1250, la Mini est une bonne option comme première ou deuxième machine abordable, bien que plusieurs points restent encore perfectibles comme nous allons le voir au cours de ce test.

Our Lulzbot Mini setup.

Notre Lulzbot Mini.

  • Objets imprimés en 3D : Benchy, fichiers 3D de test de torture Make, fichiers 3D de test de torture 3DKitBash, Twisted Hex vase et 3DKitbash Skullbox.

 

PACKAGING

Packaging note : 4.5/5

  • Unboxing: un packaging simple et efficace

Lulzbot Mini cardboard packaging.

Le packaging de la Lulzbot Mini.

L’imprimante 3D est arrivée emballée dans une gangue de mousse épaisse en deux parties, dont la partie supérieure se retire facilement pour accéder à la machine.

  • Manuel d’utilisation

Le manuel d’utilisation de la Lulzbot Mini est imprimé sur du papier de qualité. Il est simple à comprendre et didactique, et permet de rapidement commencer à imprimer le fichier de démo, le fameux « Rocktopus » emblématique de Lulzbot.

  • Accessoires

La Mini est livrée avec plusieurs accessoires bien pratiques tel qu’une spatule pour décoller les impressions 3D du plateau d’impression et une brosse métallique pour nettoyer l’extrudeur. Le logiciel Cura est fourni sur une clé USB (mais il reste toujours nécessaire de vérifier que l’on dispose bien de la dernière version). Egalement présents dans le package de la Mini sont l’adaptateur secteur, un câble USB, un autocollant et un mètre de filament 3D.

 

MISE EN ROUTE

Mise en route note : 4.25/5

  • Logiciel – 4/5

The Lulzbot Mini 3D software: Cura.

The Lulzbot Mini 3D software: Cura.

Cura est un logiciel open-source (proposé par Ultimaker) qui permet de préparer les impressions 3D et de piloter l’imprimante 3D durant le processus d’impression. Une version est directement présente sur la clé USB fourni avec les accessoires de la Mini. Le meilleur choix reste cependant de se rendre sur le site de Lulzbot et d’être sur de disposer de la dernière version, que l’on utilise un système d’exploitation Mac, Windows, ou encore Linux.

  • Matériel -4.75/5

The Lulzbot Mini hardware and its accessories

La Lulzbot Mini avec tous ses accessoires.

La Lulzbot Mini est une petite imprimante 3D très séduisante, qui occupera très peu de place sur votre bureau. Sa qualité de fabrication saute aux yeux avec une belle finition.

La Lulzbot Mini propose un petit volume d’impression de 152 x 152 x 158 mm qui satisfera la plupart des utilisateurs. Elle dispose d’une tête d’extrusion spécifique tout en métal capable d’atteindre les 300°C, équipée d’une buse d’extrusion de 0.5 mm de diamètre. Cette imprimante 3D utilise du filament 3D de 3.00 mm de diamètre (2.85 mm précisément) qui est moins populaire que le 1.75 mm. Chez Aniwaa nous n’avons pas de préférence, mais le 3.00 mm peut parfois être moins disponible selon les régions du monde.

La Lulzbot Mini est équipée d’un plateau d’impression 3D en verre borosilicate recouvert de PEI, une sorte d’adhésif plastique.

  • Mise en route – 4/5

La mise en route de la Lulzbot Mini s’effectue rapidement et facilement, dès lors que la préparation du fichier 3D est finalisé et l’imprimante 3D bien connectée par USB à un ordinateur. Ce dernier point est très important, la Lulzbot Mini n’est pas équipée de module Wifi ou d’un lecteur de carte SD, ce qui oblige à la laisser en permanence connectée à un ordinateur qui délivrera les instructions d’impression 3D. Si l’ordinateur passe en veille ou rencontre un problème, l’impression 3D échouera.

The famous Rocktopus by Lulzbot.

Le fameux Rocktopus de Lulzbot.

Après avoir chargé le filament et lancé l’impression 3D la Mini effectue une opération de nettoyage de sa buse d’extrusion et calibre sa plateforme d’extrusion.

 

EXPERIENCE

Expérience note : 3.5/5

  • Software – 3.5/5

Cura est un logiciel open-source, ce qui offre un certain nombre d’avantages, parmis lesquels le fait qu’il soit gratuit et qu’il dispose d’une très grande communauté d’utilisateurs prêts à s’entraider. Cela dit, les limitations de ce logiciel restent nombreuses, en tout premier lieu le fait que la version livrée sur la clé USB n’est pas la dernière mise à jour et le fait que ce logiciel soit peu intuitif pour les débutants. Sa lenteur dans le processus de slicing est également problématique, même sur un ordinateur puissant.

  • Impression 3D – 4.5/5

Imprimer en 3D avec la Lulzbot Mini est une expérience très satisfaisante. Une fois le modèle correctement orienté et slicé, l’impression 3D se lance facilement depuis l’ordinateur.

Lulzbot Mini 3D printing the 3DKitbash torture tests.

Notre Lulzbot Mini en train d’imprimer les 3DKitbash torture tests.

Un bémol : le processus de calibration automatique de la plateforme d’impression et de nettoyage de la buse est assez long, ce qui s’avère frustrant à la longue.

Une fois le processus d’impression 3D lancé celui-ci s’effectue sans soucis aux vitesses standard (50-60 mm/s). Avec le filament 3D nGen de chez Colorfabb nous avons réalisé plusieurs tests avec les réglages en mode « débutant » qui avec une résoltuion de 225 microns donne déjà de bons résultats. A noter que la Lulzbot Mini permet d’atteindre une épaisseur de couche minimale de seulement 50 microns.

Nous avons remarqué que les impressions 3d avaient tendance à fortement adhérer à la plateforme et pouvaient être très difficile à décoller, même sans activer la fonction chauffante de la plateforme d’impression. Il faut dans ce cas faire attention lors du retrait de l’objet pour ne pas dégrader la surface en PEI.

  • Bruit – 2.5/5

Un des plus gros défaut de de la Lulzbot Mini est le fait qu’elle soit très bruyante. Nous avons mesuré 55 dB à un mètre de distance, avec l’application Bosch INVH sound meter app sur Android. Cette imprimante 3D trouvera davantage sa place dans un garage ou dans une pièce éloignée du lieu de vie.

 

RESULTATS D’IMPRESSION 3D

Résultats d’impression 3D note : 4/5

Tous nos tests d’impression 3D ont été réalisés avec du Colorfabb nGen en 3.00mm à une température d’extrusion de 230 degrés Celcius et une plateforme d’impression 3D chauffée à 85 degrés Celcius. La résolution choisie correspond au réglage « débutant » avec 225 microns et une vitesse d’extrusion de 50 mm/s.

1. Benchy – 4/5

3D Benchy 3D printed on the Lulzbot Mini.

3D Benchy imprimé en 3D par la Lulzbot Mini.

Pour évaluer les capacités de la Lulzbot Mini, nous avons commencé par imprimer en 3D un Benchy, un modèle sympathique à poser sur son bureau et un surtout une façon fiable pour évaluer simultanément de nombreux paramètres tels que qualité de surface, finition, détails, parties en porte-à-faux… Notre test s’est révélé concluant avec une qualité de surface correcte et des détails bien rendus.

2. Make « torture test » – 4/5

Make torture test 3D printed on the Lulzbot Mini.

Make torture test imprimé en 3D par la Lulzbot Mini.

Make Magazine propose un test d’évaluation complet pour les imprimantes 3D à dépot de fil. Chaque objet imprimé en 3D permet de se faire une idée précise de la performance de la machine: porte à faux, précision, alignement, régularité d’extrusion…

Pour la Luzbot Mini les résultats sont très corrects, et nous avons seulement noté quelques petits défauts sur la parties de pont (image en bas à droite) et un peu de difficulé à décoller la tige avec la tolérance de 0.2 mm, la plus exigeante.

3. 3DKitbash « torture test » – 4,5/5

3DKitbash torture test 3D printed on the Lulzbot Mini.

3DKitbash torture test imprimé en 3D par la Lulzbot Mini.

3DKitbash propose son propre « test de torture » avec une collection de pièces sympathiques et variées. La Lulzbot Mini a produit des impressions réussies avec une qualité de surface correcte et des détails bien rendus.

4. Twisted Hex Vase – 3.5/5

Twisted Hex Vase 3D printed on the Lulzbot Mini.

Twisted Hex Vase imprimé en 3D par la Lulzbot Mini.

Twisted Hex Vase by bkpsu
Un vase au design très réussi et qui permet de bien apprécier la capacité de l’imprimante 3D à réaliser des surfaces régulières de qualité. Il a également une large base, ce qui permet de vérifier qu’il n’y a pas de soucis de warping ou de décollement lors des premières couches.

Cette impression 3D a plutot bien fonctionné pour la partie supérieure du vase mais on peut voir que le résultat n’est pas totalement satisfaisant avec un défaut visible à drite au niveau de la base du vase, la partie la plus complexe à réaliser.

3DKitbash Skullbox 3D printed on the Lulzbot Mini.

Le 3DKitbash Skullbox imprimé en 3D avec la Lulzbot Mini.

 

5. 3DKitbash Skullbox – 4/5

Ce modèle 3D original proposé par 3DKitbash permet d’évaluer la capacité pour une imprimante 3D à dépot de fil à produire un objet complexes et détailé avecdes articulations en une seule passe sans support.

Le résultat est très satisfaisant et présente peu de défauts, hormis quelques légers ratés au niveau des orbites. Les charnières fonctionnent bien et permettent sans difficultés d’ouvrir et de fermer la partie supérieure de la « boite ».

 

 

RAPPORT QUALITE PRIX

Rapport qualité prix note : 4/5

La Lulzbot Mini est une très bonne imprimante 3D de bureau, qui propose un niveau de performance très intéressant tout en restant abordable. Elle est cependant assez bruyante et son volume d’impression 3D est assez réduit.

 

CONCLUSION

L’avis d’Aniwaa note : 4.1/5

Notre note globale reflète notre expérience avec la Lulzbot Mini, en utilisant du filament Colorfabb NGen 3.00mm.

Coeff Note
Packaging 1 4.5/5
Mise en route 2 4.25/5
Expérience 2 3.5/5
Résultats d’impression 3D 2 4/5
Rapport qualité/prix 1 4/5
NOTE FINALE 4.1/5

PROS :

  • Compacte
  • Robuste et open source
  • Bonne qualité d’impression 3D
  • Tête d’extrusion en métal et plateforme d’impression chauffée

CONS :

  • Bruyante
  • Pas de connectivité WiFi ou par carte SD ce qui nécessite une connection permanente à un ordinateur
  • Filament 3.00 mm, pas toujours disponible
  • Logiciel Cura perfectible
  • Processus de préparation avant impression chronophage

La Lulzbot Mini est une imprimante 3D robuste et fiable qui propose une qualité d’impression 3D très correcte. La communauté d’utilisateurs est très vaste ce qui permet de disposer rapidement d’aide en cas de problème.

Le logiciel Cura a beau être répandu il reste cependant perfectible., Il faut bien s’assurer de disposer de la dernière version disponible sur le site de Lulzbot avant de pouvoir commencer à imprimer sereinement. La nécessité de relier en permanence l’imprimante à un ordinateur est une vraie contrainte et l’ajout d’un lecteur de carte SD sur la machine serait le bienvenu.

Bien que bruyante, la Lulzbot Mini propose des impressions 3D de qualité et trouvera facilement sa place dans un Fablab ou dans le garage d’un particulier à la recherche d’une machine performante abordable.

 

Nous réalisons des tests de scanners 3D, imprimantes 3D et filaments 3D nous mêmes depuis notre laboratoire de Tokyo. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez que nous réalisions un essai de votre produit !

Commentaires
Partager